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Après une saison 2009 gâchée par des problèmes de santé et la perte de sa carte sur le LPGA, la
Drômoise de 27 ans revient en Europe pour se relancer.
Interview (*)

- Sophie, pourquoi avoir choisi
cet hiver de ne pas repasser
les cartes d’accès au circuit
américain ?
D’abord pour des raisons de calendrier
sur le LPGA. Ensuite, le fait
d’avoir joué sur le circuit américain,
ces deux dernières années, m’a permis
de mesurer l‘écart qui me sépare
du top 20 ou 30 américain. J’en ai
déduit qu’il me reste pas mal de travail
encore à produire pour atteindre
ce niveau. Jouer là-bas et me battre
pour passer les cuts, ça ne m’intéresse
pas. Je préfère rentrer une année en
Europe, reprendre confiance,
m’entraîner et me hisser à un
niveau suffisant pour être en
mesure, quand j’y retournerai
de me bagarrer toutes les
semaines pour le top 30.
- 2009 fut difficile pour
vous. Pas assez de tournois
joués et des soucis de
santé !
J’avais pourtant la même catégorie
qu’en 2008. Mais, la crise combinée
à la politique de l’ex-patronne du
Tour, Carolyn Bivens, dont la vision
consistait à réduire le nombre de
tournois et à augmenter les dotations,
a contraint certains sponsors
à se désengager. Moins de tournois
cela impliquait que toutes les joueuses,
y compris les meilleures, étaient
présentes toutes les semaines. J’ai eu
l’impression qu’il n’y avait que des
majeurs à jouer chaque fois. Même si
j’ai finalement pu prendre part à 12
des 16 tournois auxquels j’avais droit
avec ma catégorie, j’ai quand même
le sentiment que mon problème de
santé a foutu ma saison en l’air.
« Reprendre
confiance »

- Votre souci de tachycardie
est-il résolu ?
Ce n’était pas grave. J’en faisais
depuis petite, car c'était une légère
malformation de naissance. Tout
est désormais réglé et je ne devrais
plus être gênée. Mais, j’ai été opéré
du coeur en décembre 2008. et il y
a eu des complications. Du coup, je suis arrivée en tournoi en Avril sans
préparation hivernale et sans entraînement.
Dans ces conditions, difficile
d’être au top !
- Le fossé avec le top 30 est-il
si grand ?
Je dois progresser car, selon moi, la
forme que j’avais lorsque j’ai quitté
le circuit européen il y a deux ans,
était simplement suffisante pour
finir dans le top 60 ou le top 50 à
la fin de l’année. Mais en tant que
sportive de haut niveau ce qui me plait, c’est de pouvoir jouer pour la
gagne, pour des top 10, de manière
à vibrer un peu. Côté résultats cela
fait deux ans que je ne vibre plus aux
Etats-Unis. Je reviens en Europe pour
bosser, reprendre confiance et avoir
un niveau encore plus élevé pour
pouvoir vraiment me mesurer avec
les meilleures quand je reviendrai
aux USA
- Quels sont les points à améliorer
avec vos entraîneurs ?
Un petit peu tout, en mettant l’accent
sur le putting et la régularité au grand
jeu Et puis physiquement aussi, j’ai
énormément de travail à faire.
- Combien de temps vous
donnez-vous pour transformer
ce retour en réussite ?
Le temps qu'il faudra, mais le
plus vite sera le mieux. Il faudra
sans doute un peu de temps pour
retrouver la confiance que j'avais
quand je jouais mon meilleur
niveau, et seule la compétition
peut m'aider.
- Quel est votre programme
et pouvez-vous
espérer disputer l’Evian
Masters ?
Je joue tous les tournois jusqu'à Evian.
M’y qualifier dépendra des modalités
de sélection. Bien sûr, j'y pense, mais
ce n'est pas un objectif. Mon but c'est
d'être présente à chaque tournoi sur
le leaderboard et si, Evian il y a, alors
ce sera la cerise sur le gâteau.
- Continuerez-vous à vivre aux
Etats-Unis, ou reviendrez-vous
à Lyon, ou dans la Drôme ?
J'habite aux USA de Novembre à
Mai, et je me partage entre région
parisienne et la Drôme le reste de
l'année. J'en profite pour passer
à Lyon voir Corinne Soulès, mon
entraîneur.
R.B
(*)
Nos remerciements au service Presse
de la FFG
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