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Président de ligue pendant 27 ans, le Lyonnais passe le relais l’esprit apaisé. Il évoque aussi bons souvenirs et regrets.
André on vous sent serein après avoir passé le témoin à Jean-Lou Charon .
Préparer une succession c’est toujours délicat et si je n’avais pas trouvé un successeur, là j’aurai eu des regrets. C’est pourquoi en 2005, j’ai dû continuer pour un septième mandat.
A l’époque, tous ceux que j’avais pressenti ont décliné et certains qui auraient bien aimé, n’avaient pas le profil . Je voulais quelqu’un de réfléchi et pondéré, apte à écouter les gens. J’ai eu la chance alors de rencontrer Jean-Lou Charon qui correspond à ma recherche et que j’apprécie. En outre c’est quelqu’un de très complet, qui a été à la tête d’un grand club et est bon gestionnaire. Il connaît aujourd’hui aussi bien la ligue que moi, il fera un bon ménage avec la commission sportive et Armand Auch Roy.
Quel derniers conseils lui donneriez-vous ?
Il n’en pas besoin car il connaît bien le golf. Simplement, de faire ce qu’il fait déjà : écouter les gens, montrer aux clubs qu’on est proche de leurs soucis. Mais aussi rester ferme quand il est sûr d’avoir pris la bonne décision. tout en continuant de former une équipe soudée avec la commission sportive et Armand Auch-Roy.
Qu’est-qui vous a marqué durant ces sept mandats ?
J’ai deux souvenirs précis. En 1981, un an avant la formation des ligues, en pleine réunion, avec Claude Roger Cartier, président de la FFG, j’étais avec le représentant de la Bourgogne, M. Bayardon, un rugbyman. Nous avions émis l’idée de créer des ligues. Cartier nous avait alors répondu ” Ici on n’est pas au rugby, si vous n’êtes pas contents, vous prenez la porte ! ” Et l’année suivante les ligues étaient créées…
Autre moment fort, en 1990, lors du premier stage organisé avec David Leadbetter à Massane, notre ligue avait amené douze jeunes. Et dans les deux ans qui ont suivi, tous ces jeunes ont annoncé un handicap de 0 à 4 .
Mais il me faut aussi évoquer mes joies au plan sportif avec les victoires sur le circuit de Jacquelin, Lucquin, Patricia Meunier Lebouc, Virginie Lagoutte et Sophie Giquel.
Que nos jeunes soient des athlètes
Et côté regrets ?
Il y en a quelques uns. A commencer par le fait de ne pas avoir eu de vrai golf public en Rhône - Alpes et à Lyon surtout. Même si Saint- Etienne ou Chassieu, ont un peu joué ce rôle. Il y a aussi le regret de ne pas encore avoir eu un pôle à Lyon. A la FFG, on en parle, et ça va donc arriver. Mais le projet a été repoussé car c’est un investissement très lourd de 150.000 Euros.
Mon dernier regret, c’est que le golf du grand Roanne (*) ne se soit pas fait en 2008. Un changement de municipalité a donné la priorité au basket. Le compteur du nombre de parcours en Rhône- Alpes est donc resté bloqué depuis cinq ans !
Si c’était à refaire, qu’améliorerez-vous ?
Surtout ces dernières années, j’ai été assez pris par mes obligations professionnelles, j’aurais aimé me libérer davantage pour rendre visite aux clubs et mieux leur expliquer les actions et le travail de la ligue.
Quelle est votre vision pour le golf des années 2010 ?
Maintenant que le golf s’est démocratisé, il faut que nos jeunes soient de vrais sportifs. Tant qu’on n’aura pas des athlètes à l’âge de 16-17 ans, on n’aura pas de grands pros. Certains jeunes ne l’ont pas encore bien compris qui préfèrent par exemple passer leurs vacances au ski plutôt qu’aller suivre un stage de golf. Le golf est une discipline qui réclame une énorme préparation physique si on veut percer à haut niveau. Et notre gros travail dans les années à venir va être de faire comprendre ça à nos jeunes.
Et vous maintenant ?
Maintenant, je vais jouer au golf, un peu…Ne serait-ce que pour physiquement m’entretenir !
R.B
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